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  • Voici Marianne, la médiatrice du Rize.

    Voici Marianne, la médiatrice du Rize.

    Durant notre visite de l’ exposition Aqua Rize, elle nous explique les contextes des photos. Ceci se passe à la galerie d’ exposition du Rize, le jeudi 29 janvier 2026, jour où la classe de cm1 A de l’ecole Antonin Perrin a rencontré Marianne .

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  • microscope

    microscope

    Le jeudi 29 janvier à 9heures 31 minutes 17 secondes et 46 centièmes,kahina,de la classe de CM1-A de Mme moncharmont de ľ école Antonin Perrin, rue Antonin Perrin , est allée à ľ exposition aqua rize. Elle a observé de tout petits insectes avec un microscope.

  • la vie de la Rize

    la vie de la Rize

    Jeudi 29 janvier Ana et Areej de la classe de CM1A de l’école Antonin Perrin regardent une photo de la vie au bord de la Rize lors de la visite de l’exposition Aqua Rize

  • rize

    rize

    Jeudi 29 janvier à 9h30 environ,la classe de Cm1a de ľécole Antonin Perrin à Villeurbanne est allée au RIZE visiter l’exposition AQUA RIZE.La photo à été prise derrière un élève qui regarde un tableau. C’est un élève de la classe de CM1 A

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  • les casiers de piscine

    les casiers de piscine

    Simon et Martin, élèves de la classe de CM1-A de l’ école Antonin Perrin, visitent l’exposition Aqua Rize le 29 janvier 2026 aux alentours de 9H 30. L’œuvre qui représente des casiers de piscine est visible au Rize

  • Rencontre avec Anne-Marie Doledec, responsable des expositions au Rize

    Alia : Comment t’appelles-tu ?

    Anne-Marie Doledec : Je m’appelle Anne-Marie.

    Yasmine : Quel âge as-tu ?

    A-M D : J’ai 49 ans.

    Simon : Est-ce que tu étais dans l’école Antonin Perrin quand tu étais petite ?

    A-M D : Non. Je n’ai pas été à l’école à Villeurbanne. Je suis née à Brest, en Bretagne, à plus de 1 000 kilomètres d’ici. Quand j’avais votre âge, j’étais dans une école publique et laïque qui s’appelait l’école du Ruizan.

    Benjamin : Quel est ton métier ?

    A-M D : Mon métier, ici au Rize, est un peu particulier. J’ai fait plusieurs choses dans ma vie professionnelle, mais au Rize je suis responsable des expositions et de la valorisation de la recherche. Dans ce bâtiment, il y a beaucoup de choses : une médiathèque, une salle de spectacle, une galerie d’exposition, les archives et un pôle de recherche. Des chercheurs et chercheuses travaillent ici en sciences humaines et sociales, sur l’histoire, la géographie, l’architecture, toujours en lien avec Villeurbanne. Moi, mon rôle, c’est de valoriser leur travail : les aider à montrer et à partager leurs recherches avec le public. Une partie de mon travail consiste aussi à concevoir des expositions, comme celle que vous avez vue. Ce sont les expositions présentées dans la galerie.

    Rima : Qu’est-ce que tu fais dans ton métier ?

    A-M D : On va se concentrer sur les expositions. Vous avez déjà visité des expositions ? Oui, super. Une exposition, c’est un peu comme écrire une histoire, comme un livre. On part d’un sujet. Cette année, par exemple, on nous a demandé de travailler sur l’eau à Villeurbanne. Ça aurait pu être la terre, les plantes, les fêtes ou les transports. À partir de ce sujet, j’imagine une histoire. Je fais aussi des recherches, je rencontre beaucoup de personnes, et ensuite on donne vie à cette histoire dans l’espace. Contrairement à un livre qui se lit sur des pages, ou à un film qui se regarde sur un écran, une exposition se vit dans une pièce. Ici, on a un espace d’environ 200 m² dans lequel on se déplace. On voit des objets, on lit des textes, on écoute des témoignages. On se promène dans un parcours, autour du thème de l’eau. Je pourrai expliquer plus en détail après si vous voulez.

    Areej: Pourquoi as-tu choisi ce métier ?

    A-M D : J’ai choisi ce métier parce que j’aime lire des histoires, en découvrir, et aussi en écrire. Faire une exposition, c’est un projet de A à Z : on a une idée, un sujet, et on travaille sur toutes les étapes pendant environ dix mois. C’est une aventure. Une aventure intellectuelle, parce qu’on réfléchit beaucoup, et une aventure humaine, parce qu’on rencontre plein de personnes aux métiers très différents. À chaque exposition, c’est une nouvelle aventure, et on ne s’ennuie jamais.

    Ana : Combien d’années de formation as-tu suivies pour faire ce métier ?

    A-M D : J’ai fait cinq ans d’études après le baccalauréat, avec un master dans ce domaine. Ensuite, comme je travaille dans la fonction publique, j’ai passé des concours, qui sont difficiles. Et puis, comme dans beaucoup de métiers, on continue à se former toute sa vie : on fait régulièrement des formations pour apprendre et se renouveler.

    Inès : Est-ce que tu aimes ton métier ? Pourquoi ?

    A-M D : Oui, j’aime beaucoup mon métier. Ça fait 25 ans que je travaille et chaque année est différente : les sujets changent, les projets aussi. À chaque fois, il faut chercher de nouvelles idées. On ne s’ennuie pas. On rencontre beaucoup de gens et on se remet toujours en question.

    Ibrahim : Est-ce que tu travailles seule ou en équipe ?

    A-M D : Je travaille en équipe, et c’est très enrichissant. Il y a une part de réflexion personnelle, mais la plupart du temps, on travaille avec d’autres : des collègues du Rize, comme les médiatrices, la communication, la direction, les archives, la comptabilité… et aussi des personnes extérieures. Pour cette exposition, par exemple, on a rencontré plus de quarante, voire cinquante personnes : des chercheurs, des ingénieurs, des techniciens, des artistes, des habitants, des associations. Une exposition, c’est forcément un travail collectif.

    David : Est-ce que ton métier est difficile ?

    A-M D : Ce n’est pas un métier physique comme un travail à la mine ou comme être déménageur. Mais ce n’est pas facile non plus. Une exposition se prépare en dix mois, ce qui peut paraître long, mais en réalité c’est très court. Il y a beaucoup de responsabilités, beaucoup d’écriture, de recherches, de rendez-vous, d’organisation. Ce n’est pas un travail de force, mais c’est un travail exigeant intellectuellement.

    Yazen : Est-ce que ton métier est physique ?

    A-M D Ce n’est pas un métier de force, mais il est quand même un peu physique. On se déplace beaucoup, on rencontre beaucoup de gens, et pendant le montage des expositions, on aide aussi à porter, coller, installer. Il faut être partout à la fois.

    Délia : Est-ce que tu es bien payée ? Est-ce que tu considères être bien payée ?  

    A-M D : Oui, ça va.

    Délia : Et depuis combien de temps fais-tu ce métier ?

    Depuis la fin de mes études jusqu’à aujourd’hui, ça fait 25 ans que je travaille. Je suis au Rize depuis 6 ans, et avant, j’ai réalisé d’autres expositions. J’ai aussi travaillé en éducation artistique et culturelle.

    X ? Que voulais-tu faire à notre âge ?

    A-M D : À votre âge, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. Comme beaucoup d’enfants, je suis passée par plein d’idées différentes. J’aimais bien les métiers un peu dans l’action, comme pompier, ce genre de choses, mais ça n’a pas duré très longtemps. Je crois surtout qu’à votre âge, j’avais envie d’aventure. Je n’avais pas envie de rester enfermée dans un bureau, j’avais envie que ça bouge, que ce soit actif. En revanche, même si je ne savais pas quel métier faire, il y a une chose que je sais aujourd’hui : j’ai toujours aimé créer. Ma mère me dit encore que, quand j’étais petite, je passais beaucoup de temps par terre à coller, dessiner, fabriquer des choses.

    Alim : Est-ce que tu fais le métier que tu pensais faire ?

    A-M D : Travailler dans les arts et la culture, c’est assez vaste. Il n’y a pas que les expositions. J’ai aussi travaillé dans tout ce qui concerne la conservation du patrimoine. C’est donc un domaine très large, avec plein de métiers différents. Mais oui, globalement, cela correspond aux études que j’ai faites. Après, ce sont des métiers où l’on apprend beaucoup en faisant. Les études nous donnent un socle, un peu comme des fondations. Ce sont les bases sur lesquelles on construit la maison. Ensuite, on apprend vraiment sur le terrain, en pratiquant.

    Sophie : Est-ce que tu aimerais faire un autre métier ?

    A-M D : Oui, il y a un autre métier qui m’a beaucoup intéressée : être enseignante. J’ai même suivi une formation, mais je ne l’ai pratiqué qu’un peu. Je trouve que transmettre est l’un des plus beaux métiers du monde. Faire une exposition, c’est déjà transmettre, mais enseigner à l’école est une autre forme de transmission essentielle. Peut-être qu’un jour, si je change de métier, je deviendrai prof.

    Khalia : En tant qu’artiste, que doit-on faire pour être exposé ?

    A-M D : Les artistes créent des œuvres pour qu’elles soient vues. Il faut donc se faire connaître : aller voir les lieux d’exposition, les musées, les centres d’art, rencontrer les personnes qui organisent des expositions. Parfois, nous lançons aussi des projets où nous invitons des artistes à créer sur un thème précis, comme l’eau. On ne peut pas exposer tout le monde, mais quand une œuvre nous touche et nous intéresse, alors on peut la montrer au public.

    Emiliana : Es-tu toi-même artiste ?

    A-M D : Je ne pense pas être une artiste. J’aime créer, imaginer des projets, raconter des histoires, mais pour moi, cela ne suffit pas à dire que je suis artiste.

    Nyael : Quelle est ta discipline artistique préférée ?

    A-M D : Je dirais les arts plastiques au sens large, parce que j’aime la matière : le dessin, la sculpture, les formes.

    Shérine : Vous exposez des œuvres d’art dans ce lieu, et à la fin du parcours il y a un miroir. Pourquoi ce choix et peux-tu nous présenter ce miroir ?

    A-M D : Même si le Rize n’est pas un musée d’art, nous exposons des œuvres d’artistes, parce que les artistes ont cette capacité à faire passer des messages et à toucher les émotions. Pour cette exposition, nous avons emprunté des œuvres à différentes institutions, comme l’Artothèque de Villeurbanne, l’IAC ou, d’autres années, le MAC Lyon. Ce sont parfois des artistes de renommée internationale.
    Le miroir installé à la fin du parcours est une œuvre particulière. Elle appartient à un ami artiste. Ce n’est pas de l’or : c’est un faux miroir, avec un traitement du verre et une argenture qui donne un effet doré. La surface est travaillée à la main, ce qui crée des ruissellements qui évoquent de l’eau qui coule, un peu comme sur du sable. C’est un miroir qui reflète, mais pas complètement : on peut s’y voir, sans se voir comme dans un miroir classique. Je l’ai placé à la fin du parcours volontairement. Après avoir vu toute l’exposition, cette œuvre invite à un moment de pause. Elle fait rêver, mais elle nous renvoie aussi à nous-mêmes, sans nous renvoyer une image exacte. L’idée, c’est que l’on ne sorte pas de l’exposition de la même manière que l’on y est entré. Ce miroir est là pour inviter les visiteurs à réfléchir à leur rapport à l’eau, à ce que l’eau représente pour eux, à la manière dont elle est gérée, et à ce qu’ils ont ressenti tout au long du parcours.

    Japhet : Comment choisis-tu où accrocher les œuvres ?

    A-M D : Les œuvres sont placées en lien avec les thèmes abordés dans l’exposition. Elles ponctuent le parcours, comme des images dans un livre. Par exemple, une sculpture en forme de balance est placée dans la partie sur le réchauffement climatique. Elle symbolise l’équilibre à trouver entre nos besoins en eau et la préservation de la ressource. L’œuvre évolue avec l’évaporation de l’eau, ce qui rend le message très concret.

    Maria : As-tu des retours du public ?

    A-M D : Oui, et c’est très important. Une exposition n’est pas faite pour nous, mais pour le public. Les retours positifs font plaisir, et les retours critiques sont aussi précieux : ils nous aident à réfléchir et à faire mieux la prochaine fois.

    Nils : Combien de temps dure la préparation d’une exposition et combien de pendant combien de temps est-elle ensuite présentée au public ?

    A-M D : Pour celle-ci, j’ai eu dix mois de préparation. Ensuite, l’exposition est présentée pendant un an. Dans les grands musées, la préparation peut durer jusqu’à deux ans.

    Maria : Qui a choisi le thème de l’eau ?

    A-M D : Le thème a été choisi collectivement par l’équipe du Rize. L’eau est un enjeu majeur à l’échelle mondiale, mais aussi très important à Villeurbanne et dans la métropole de Lyon, qui est un pôle européen de la gestion de l’eau. Au fil des recherches, j’ai compris que ce sujet faisait beaucoup de sens ici : le Rhône, les laboratoires de recherche, les infrastructures, les politiques écologiques locales. L’exposition est conçue comme un voyage sensible qui interroge notre rapport à l’eau au quotidien.

    Les enfants : Merci !

    A-M D : Merci pour toutes vos questions. Vous avez été très attentifs et curieux, et j’espère que mes réponses vous aideront à mieux comprendre le travail autour des expositions !